Sortir de la voiture Istamboul-Calais. Pour une contre-enquête dans l'Orient-Express

 

 

Commencer par la fin 

 

C’est la grande scène de la révélation. Tous sont réunis dans le wagon-restaurant : les douze suspects, le conducteur Pierre Michel, le directeur de la Compagnie M. Bouc, le Dr Constantine et Hercule Poirot, triomphant.

 

Qui a tué Mr Ratchett dans le compartiment n° 2 du Simplon-Orient-Express ?

 Le célèbre détective avance deux hypothèses alternatives (p. 235 sqq). 

 

Première solution : Ratchett avait un ennemi qui a pénétré dans le train pendant le voyage ; déguisé en agent des Wagons-Lits, il a assassiné Ratchett avant de quitter l’Orient-Express, ni vu, ni connu. À l’énoncé de cette première hypothèse, tout le monde est stupéfait (p. 238). M. Bouc s’exclame à plusieurs reprises : il n’accorde aucun crédit à cette solution (ibid.). Trois des passagers (Mr Hardman, Mrs Hubbard et la princesse Dragomirov) demandent des précisions à Poirot, qui répond sans difficulté. Le silence s’installe – jusqu’à ce que le Dr Constantine frappe du poing sur la table pour expliquer que, lui non plus, n’adhère pas à cette solution (p. 239).

 

Hercule Poirot propose alors une deuxième hypothèse. Il pérore longtemps, son auditoire est très attentif (p. 244). Cette seconde solution a fait la renommée du roman : onze des passagers, aidés par le conducteur Michel, ont assassiné Ratchett. Ce dernier était en réalité le malfaiteur Cassetti, responsable de l’enlèvement et de la mort de la petite Daisy Armstrong aux États-Unis. Cassetti avait réussi à s’en tirer sur le plan judiciaire, « en usant de divers artifices de procédure » (p. 72), mais le destin l’a rattrapé. Les douze coupables s’avèrent être des proches de la famille Armstrong, détruite par le drame. 

 

Poirot suggère à M. Bouc et au Dr Constantine de présenter la première solution, a priori fantaisiste, à la police yougoslave qui va s’emparer de l’affaire. Ils acceptent. Le détective belge se dessaisit alors du dossier (p. 251). Fin du roman. 

  

Le silence du public

 

Pris dans l’avalanche des révélations d’Hercule Poirot, le lecteur ne prête peut-être pas attention aux réactions des personnages à l’intérieur du wagon-restaurant. Subjugué par le metteur en scène, le lecteur oublie d’observer le public.

 

Or, ce qui frappe, c’est l’absence de réactions des personnages. Le silence de l’auditoire.

 

Relisons. Poirot développe sa seconde hypothèse sur plusieurs pages, sans jamais être interrompu par qui que ce soit (pp. 239-249). Mrs Hubbard finit par prendre la parole, « songeuse » (p. 249), pour conforter la solution avancée par le détective. Le colonel Arbuthnot se fend d’une précision rapide (ibid.). Mrs Hubbard, alias Linda Arden, reprend la parole pour fournir d’ultimes explications toujours dans le sens défendu par Poirot (pp. 249-251).

 

Mais personne d’autre ne réagit. Douze personnes sont accusées d’assassinat par Hercule Poirot, douze, et seule l’une d’entre elles s’exprime un peu longuement. Pas un mot de Masterman, ni de Foscarelli, ni d’Hector MacQueen, ni d’Hildegarde Schmidt, ni de Greta Ohlsson, ni de Mary Debenham, ni du comte et de la comtesse Andrenyi, ni de la princesse Dragomirov, ni d’Hardman. Pas un mot, pas une réaction. Comme si ces dix personnages n’étaient pas là. 

 

Pour qui a lu quelques romans mettant en vedette le détective belge, ce constat est particulièrement surprenant. Les réunions finales de suspects organisées par Poirot sont des scènes de procès sans tribunal, des scènes de théâtre aux effets de mise en scène savamment calculés. Et les effets de ces réunions finales sont de deux ordres, comme dans le théâtre d’Aristote [1] : elles font savoir (mathesis) et elles purgent les passions (catharsis).

 

D’abord, elles font savoir, puisque Hercule Poirot apporte aux autres personnages et au lecteur une connaissance double : il fait le récit de son enquête et il fait le récit du crime. La vérité est révélée, pas de frustration intellectuelle. 

 

Ensuite, elles purgent les personnages (le lecteur aussi, peut-être) de leurs émotions. Frissons, frémissements, haut-le-coeur, cris, jurons, sursauts, visages qui rougissent ou visages qui blanchissent, sanglots et rires, colères, transpiration, fuite : les révélations de Poirot ne laissent jamais indifférents ceux qui les entendent.

 

Sauf dans Le Crime de l’Orient-Express. Dans ce roman, dix des douze accusés ne montrent aucune réaction physique. 

 

Avançons une hypothèse : et si le silence du public trahissait un défaut de catharsis ? Allons plus loin : et si ce défaut de catharsis n’était que la conséquence d’un défaut de mathesis ? Autrement dit, si la grande scène de la révélation ne produit pas ses effets habituels, n’est-ce pas parce que la connaissance n’a pas été atteinte, n’est-ce pas parce que la vérité n’a pas été dévoilée ? Et si Poirot s’était trompé ?

 

Une contre-enquête s’impose pour en avoir le cœur net. Voici quelques pistes, que chacun est libre d’emprunter ou de délaisser. 

 

Coupables, mais libres 

 

Le premier point à souligner est que la solution défendue par Hercule Poirot convient fort bien aux douze accusés. Ils sont tous considérés comme coupables, mais dans le même temps, ils sont tous dispensés de peine. Il n’y aura pas de poursuites judiciaires officielles. Poirot, M. Bouc et le Dr Constantine présenteront à la police yougoslave une théorie qui absout tous les suspects. 

 

Et Mrs Hubbard l’a bien compris. C’est elle qui prend la situation en main et abonde toujours dans le sens de Poirot au moment des révélations. Elle se contente d’accréditer la thèse du détective, car elle a saisi tout l’intérêt qu’avait ce « syndicat familial »[2] d’être considéré comme coupable, mais absous. Et par leur silence, les autres accusés confortent à leur tour Poirot dans son supposé triomphe. Ce dernier n’imagine pas un instant qu’il pourrait y avoir une troisième hypothèse expliquant le meurtre de Ratchett. Et si le véritable meurtrier n’était pas dans le wagon-restaurant, avec les autres ?

  

Élargir le cercle 

 

Le train du Simplon-Orient-Express présente la particularité d’être composé de plusieurs voitures de provenances différentes. À Belgrade, la voiture Athènes-Paris est raccrochée à la voiture Istamboul-Calais (p. 36). En outre, l’Orient-Express comprend un wagon-restaurant, une voiture venant de Bucarest et des « voitures ordinaires » (p. 51).

 

Aussitôt le crime découvert, une décision lourde de conséquences est prise par les enquêteurs. Hercule Poirot décide qu’il faut « rechercher le meurtrier dans la voiture Istamboul-Calais » (Ibid.). Le Dr Constantine et M. Bouc sont d’accord. Un cercle est ainsi tracé autour de cette voiture singulière, les enquêteurs n’en sortiront plus. Le meurtrier doit se trouver à l’intérieur du cercle, c’est leur conviction. « It drew a clear circle round the Stamboul-Calais carriage » [3].

 

D’où naît cette conviction ? De la configuration des voitures dans le train. Ratchett a été assassiné dans la voiture Istamboul-Calais. Devant se trouve le wagon-restaurant, manifestement vide. Derrière prend place la voiture Athènes-Paris, uniquement occupée par M. Bouc et le Dr Constantine. 

 

Admettons, à titre provisoire au moins, que ni Bouc ni Constantine n’ont pris part, d’une quelconque manière, au crime. N’y a-t-il pas d’autres passagers ? La réponse est oui. Le lecteur a tendance à l’oublier, mais la réponse est oui :

 

« Dans la voiture qui vient de Bucarest, il n’y a qu’un vieux monsieur boiteux que le conducteur connaît bien [an old gentleman with a lame leg. He is well known to the conductor]. Après cela, ce sont des voitures ordinaires, mais elles ne nous importent pas, puisque la porte de communication a été verrouillée hier soir, après le dernier service du dîner. Et devant la voiture Istamboul-Calais, il n’y a que le wagon-restaurant » (p. 50).

 

Ce vieux monsieur boiteux est désigné pour être instantanément oublié. Il n’apparaitra plus jamais – en tant que tel – dans la suite du récit. Ne figurant pas dans le cercle de la voiture Istamboul-Calais, il est disqualifié comme suspect potentiel.

 

Acceptons d’élargir ce cercle et intéressons-nous à ce personnage. 

 

Que savons-nous ? Peu de choses. Il vient de Bucarest, en Roumanie. Il est âgé et présente la particularité de boiter. Son innocence est garantie par un des conducteurs de l’Orient-Express. Sur ce point, le bât blesse, car à la fin du roman, nous apprenons que parmi les douze coupables identifiés par Poirot figure Pierre Michel, qui est lui-même conducteur. Nous ne pouvons donc nous fier aux conducteurs – d’autant qu’il est précisé que le conducteur « connait bien » le vieux monsieur. N’est-ce pas le signe d’une complicité éventuelle entre les deux personnages ?

 

À partir de cet instant, le champ des possibles s’ouvre. 

 

En premier lieu, le meurtrier ne pourrait-il pas être Roumain ? Après tout, l’Orient-Express est empli de personnages de nationalités différentes : Mary Debenham est Anglaise, comme le colonel Arbuthnot de retour des Indes ; Masterman est également Anglais ; Foscarelli est Italien ; Hector MacQueen, Mrs Hubbard et Hardman sont Américains ; Hildegarde Schmidt est Allemande ; la princesse Dragomirov est Russe ; les Andrenyi sont des diplomates hongrois installés en Turquie ; Greta Ohlsson est Suédoise ; Pierre Michel est Français. Ajoutons à ce cocktail cosmopolite deux Belges (Poirot et Bouc) et un Grec (Constantine) et nous comprenons qu’un Roumain ne ferait pas tache au milieu d’une telle compagnie.

 

En deuxième lieu, le fait que ce nouveau suspect soit vieux pourrait laisser penser qu’au sein du clan Armstrong, il fait partie des ascendants de la petite Daisy. 

 

En troisième lieu, son boitement pourrait être ou bien feint, ou bien la conséquence d’une blessure – par exemple, une blessure de guerre. 

 

Notre hypothèse se précise : un ascendant de Daisy Armstrong, ancien militaire, vivant en Roumanie. Et s’il s’agissait de John Armstrong, le père de Daisy ?

 

Que savons-nous de lui ? 

 

Il était dans l’armée anglaise, titulaire de la Victoria Cross (p. 70) ; meilleur ami du colonel Arbuthnot, il lui a « sauvé la peau » (p. 249) pendant la guerre. À la suite de la mort de sa fille Daisy, puis de celle de son épouse ayant accouché prématurément d’un enfant mort-né, il se serait suicidé (« shot himself », en version originale) (p. 71). Est-ce la vérité ? 

 

Et s’il était toujours en vie ? Et s’il s’était installé en Roumanie, non loin de la Hongrie où il a des chances de rencontrer la sœur de sa défunte épouse, la comtesse Andrenyi ?

 

Brodons sur cette hypothèse. 

 

La particularité du Simplon-Orient-Express est d’être composé de plusieurs voitures de provenances différentes. C’est cela la raison déterminante du choix de l’Orient-Express – et non uniquement le fait que Pierre Michel travaille dans ce train ou que le « syndicat familial » n’ait pas voulu impliquer des personnes « extérieures » (p. 250)

Une séparation, conforme à la conception de la justice du colonel Arbuthnot [4], peut dès lors être mise en place entre les douze « jurés » qui voyagent dans la voiture Istamboul-Calais et le « bourreau », John Armstrong, qui voyage dans la voiture de Bucarest. Les douze auraient également pour mission de brouiller les pistes et de tromper la police – ce qu’ils vont s’employer à faire avec talent. Hercule Poirot sera confronté au même type de situation dans Le Vallon (1946).

 

Un seul ou plusieurs assassins ?

 

Est-il raisonnable de penser que nous n’avons pas affaire à douze criminels, comme le pense Hercule Poirot, mais à un seul?

 

Comment expliquer, dans ce cas, la disparité des blessures sur le cadavre ? Certaines semblent avoir été provoquées par un gaucher, d’autres par un droitier, aux dires du Dr Constantine qui tient lieu de médecin légiste dans le train (p. 61).

 

Première interprétation : le Dr Constantine est un complice, il fait lui aussi partie du « syndicat familial ». Peut-être est-ce lui le médecin qui s’est occupé de l’accouchement prématuré et fatal de Mrs Armstrong. Peut-être est-ce lui qui a rédigé un faux certificat médical de décès aux États-Unis permettant à John Armstrong de disparaître. Cependant, il semblerait que le Dr Constantine n’ait jamais mis les pieds en Amérique [5].

 

D’où une deuxième interprétation : le Dr Constantine est innocent, il ne fait pas partie de la machination contre Ratchett, mais il a été influencé par Hercule Poirot. En première analyse en effet, il considère que « l’assassin [a] fermé les yeux avant de frapper de manière frénétique » (p. 48). Ce n’est que dans un second temps, aiguillonné par Poirot qui l’enjoint à chercher quelque chose de « bizarre » (p. 60) sur le cadavre, qu’il conçoit la théorie de la pluralité d’assassins. Il est d’ailleurs plein d’enthousiasme lorsque le détective belge lui présente une solution qui « ne tient pas debout » (p. 62). Le Dr Constantine ne serait-il pas tombé dans le piège de la sophistication ? 

 

Il convient d’ajouter que le médecin grec est passablement distrait, en dépit des événements extraordinaires qu’il vit. En ce sens, sommé par Poirot de réfléchir à l’affaire, il songe plutôt à sa maîtresse Zia et se perd dans ses pensées qui prennent une « tournure pornographique » (p. 201). Quel crédit médico-légal lui accorder dans ces conditions ? La thèse du meurtrier unique peut être défendue [6].

  

Finir par le commencement

 

La solution proposée par Hercule Poirot est très sophistiquée et très surprenante : douze criminels, tous les suspects sont coupables. Quelle solution ! Le tour de force littéraire est indubitable. Le Crime de l’Orient-Express est entré dans la légende du roman policier. 

 

Or, cette solution n’est-elle pas trop sophistiquée ? Une dizaine de pages est nécessaire pour en exposer chaque rouage. Par comparaison, la solution d’un John Armstrong toujours en vie et se vengeant de Ratchett avec l’aide de son clan familial semble plus « économique ».

 

Qu’est-ce qui peut pousser Poirot à tant de sophistication – et à tant de sophistication « gratuite », purement intellectuelle, car les coupables ne seront pas punis par la justice ? 

 

Lançons une dernière hypothèse. Cette recherche d’une solution compliquée n’est-elle pas la conséquence de la jalousie que pourrait nourrir Hercule Poirot à l’encontre de Parker Pyne ? Hypothèse audacieuse qui appelle quelques éclaircissements. 

 

 

           

 

Les séries romanesques d’Agatha Christie ne sont pas toutes indépendantes, certaines communiquent entre elles. Ainsi, Poirot a joué une partie de bridge mémorable avec le superintendant Battle (Cartes sur table) et il lui arrive de fréquenter Mr Satterthwaite, l’acolyte d’Harley Quinn (Drame en trois actes). Sa secrétaire Miss Lemon, « une jeune femme à lunettes, d’aspect austère » [7], a d’abord été employée par Parker Pyne, statisticien à la retraite et « spécialiste des cœurs malheureux »[8]. En outre, la romancière Ariadne Oliver, grande amie d’Hercule Poirot, a fait partie de l’équipe de Pyne [9].

 

Si Miss Lemon ou Mrs Oliver narrait les exploits de Parker Pyne à Poirot, quelle serait la réaction du détective belge ? Il n’est pas difficile de l’imaginer : il serait agacé, furieux même, s’estimant le plus grand détective du monde.

 

Or voilà que l’occasion de battre Parker Pyne sur son propre terrain se présente. Quelques années avant Poirot, Pyne a voyagé à bord du Simplon-Orient-Express. Il a même voyagé dans la voiture Paris-Istamboul [10]. Mieux : il a voyagé dans le compartiment n° 6-7, c’est-à-dire le compartiment dans lequel est installé Hercule Poirot au début de son expédition (p. 24). Pyne achève son parcours à l’hôtel Tokatlian, là même où Poirot débute le sien (p. 19). Les déplacements de ces deux personnages emblématiques sont donc strictement inverses. 

 

Et dans la mesure où Parker Pyne résout un mystère durant son voyage, Hercule Poirot se devait d’accomplir le même exploit – mais en mieux. En plus sophistiqué. 

 

C’est finalement l’orgueil du détective qui serait à l’origine de la complexité de la solution qu’il propose. Ce même orgueil qui le poussera, plus tard, à exhiber le poignard du crime, « offert en souvenir par la Compagnie internationale des Wagons-Lits » [11].

 

 

Nicolas Bareït.

ET, POUR POURSUIVRE L'ENQUÊTE...   

 

Rendez-vous dans le deuxième volet de la série "Intercripol, l'Internationale de la critique policière", réalisée par Federico Polo Devoto et François Teste pour l'émission Une Histoire particulière (France Culture, diffusé les 10 et 11 Juin 2023)

Avec Nicolas Bareït (MCF HDR en droit privé et sciences criminelles de l'Université de Pau et membre de la brigade juridique d'Intercripol), Alain Bauer (criminologue) et Perrine Rogiez-Thubert (commandant au service de la police technique et scientifique). 

 

 

Pour citer cet article : 

Nicolas Bareït, "Sortir de la voiture Istamboul-Calais. Pour une contre-enquête dans l'Orient-Express", Intercripol-revue de critique policière, "Investigations solitaires", N°003, Mars 2022. URL : http://intercripol.org/fr/thematiques/critique-policiere/sortir-de-la-voiture-istamboul-calais.html. Consulté le 17 Janvier 2022. 

Édition de référence : 

 Agatha Christie, Le Crime de l’Orient-Express, Paris, Librairie des Champs-Élysées, Le Masque, 2001.

Illustrations :

Photographie de l'Orient-Express bloqué par la neige, propriété de la Cie des Wagons-Lits. (https://www.codimage.fr/album/photos-d-archives-orient-express/)

Couvertures des premières éditions de Poirot Investigates (London, John Lane, The Bodley Head, 1924, 2/6 reprint) et de Parker Payne investigates (London, Collins Mystery, 1934) 

Notes : 

[1] V. Bernard Pautrat, « Politique en scène : Brecht », in Mimesis – des articulations, Paris, Aubier-Flammarion, coll. La Philosophie en effet, 1975, p. 343 et s.

[2] Agatha Christie, Témoin muet, Paris, Libraire des Champs-Élysées, Le Club des Masques, 2000, p. 239 : « Ils ne sont quand même pas tous dans le coup, n’est-ce pas ? – Le meurtre d’un syndicat du crime ? Un syndicat familial ? Non, pas cette fois ».

[3] Agatha Christie, Murder on the Orient Express, Londres, Fontana - Collins, 1974, p. 183-184.

[4] Voir p. 126 : « Je ne crois pas que l’on puisse tolérer la vendetta. Nous ne sommes pas des Corses, ni des mafiosi, qui règlent leurs affaires personnelles à coups de couteau. On peut dire ce qu’on veut, rien de tel qu’un bon procès d’assises, avec un bon jury [Say what you like, trial by jury is a sound system] » et p. 250 : « Le colonel Arbuthnot insistait beaucoup pour que nous soyons douze. Cela lui paraissait plus conforme à l’ordre établi [He seemed to think it made it more in order] ».

[5] Ibid., p. 200 : « Drôle de pays, les États-Unis. Il faudrait que j’y aille ». 

[6] Cette thèse a été présentée pour la première fois à l’occasion du séminaire « Droit et Littérature » organisé le 15 décembre 2021 par Caroline Julliot à l’Université du Mans, au sein du Master « Arts, Lettres et Civilisations », Parcours « Études Culturelles Internationales ». Mille mercis à Caroline Julliot et aux participants pour leur écoute bienveillante et leurs remarques suggestives. 

[7] Agatha Christie, « L’Épouse mûrissante », in Mr Parker Pyne, Paris, Librairie des Champs-Élysées, Le Masque, 2005, p. 9.

[8] Agatha Christie, « Le Mystère des régates », in Le Second Coup de gong, Paris, Hachette Collections, 2006, p. 162.

[9] Agatha Christie, « L’Officier en retraite » et « L’Employé de bureau », in Mr Parker Pyneop. cit., p. 37 et p. 87.

[10] Agatha Christie, « Êtes-vous sûre qu’il ne vous manque rien ? », in Mr Parker Pyneop. cit., p. 100.

[11] Agatha Christie, Cartes sur table, Paris, Librairie des Champs-Élysées, Le Club des Masques, 2000, p. 173.

Par Nicolas Bareït

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