Eloge du mauvais lecteur, par Maxime Decout

  

Intercripol fête aujourd'hui la parution du nouvel opus de son indispensable secrétaire perpétuel - à qui nous laissons la parole pour la captatio benevolentiae de circonstance :  

 

Le lecteur modèle ou idéal est depuis longtemps une vedette. Mais cet engouement a laissé dans l’ombre toute une population de lecteurs qui n’ose pas se présenter au grand jour : les mauvais lecteurs. Qui peut cependant se dire entièrement prémuni de mal lire ?

Sur ce point, la littérature nous détrompe : elle regorge bien plus de lecteurs capricieux, désinvoltes, hypocrites, interventionnistes, désinhibés que de lecteurs dociles et appliqués. Il est donc urgent de faire cesser cette condamnation du mauvais lecteur et de réhabiliter enfin cette autre manière de lire, en en dévoilant l’indéniable créativité. Intercripol, qui cultive la paranoïa comme forme privilégiée de lecture, ne pouvait rester indifférent face à une telle entreprise de salut public.  

 

Le monde peut donc savoir gré à Maxime Decout de nous proposer maintes techniques utiles pour devenir un mauvais lecteur ou une mauvaise lectrice consciente et fière de l'être. 

 

Comme vous le montrera ce livre, il y a en effet de multiples et passionnantes façons de mal lire : des compulsives, des érudites, des compulsivo-érudites ; vous y trouverez forcément celle qui convient le mieux à votre caractère. Et, si vous le lisez de travers et que vous appliquez à la lettre des modes de lecture totalement inédits et incongrus, que cet essai n'envisage même pas de vous suggérer, vous pourrez vous targuer d'en avoir tiré la substantifique moelle. 

 

Et, dans ce cas, n'oubliez pas de postuler pour devenir agent(e) d'Intercripol. Nous ne manquons pas de missions à vous confier, où vos nouveaux talents trouveront à s'épanouir. 

 

Pour mal lire un extrait de l'ouvrage ou en commander un exemplaire papier ou numérique, rendez-vous sur le site des éditions de Minuit

 

Vous pouvez aussi confronter votre mauvaise lecture à celles qu'en ont faites, dans leurs entretiens, Christine Marcandier pour diakritik et Frank Wagner  pour Vox Poetica.      

 

 

 

 

 

 

PS : Non, Gérard, ça ne se mange pas. 

 

 

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