Une souricière bien suspecte (sur "Trois souris", d'Agatha Christie)

 

 

Agatha Christie a habitué ses lecteurs(trices) à ce que ses meurtres soient, plus ou moins littéralement, calqués, sur de sanglantes comptines. C'est encore ce schéma qu'elle adopte dans la nouvelle intitulée Three Blind mice (traduit en Français par "Trois souris") - dont la chanson éponyme, bien connue des petits britanniques, narre la vengeance des trois petits rongeurs, à qui une méchante fermière a coupé la queue. Violence criminelle et peur à tous les étages, donc, de bon augure pour un récit policier : Did you ever see such a horrible sight ? concluent les paroles.  

 

Intercripol ne vous propose pas aujourd'hui de statuer sur les culpabilités respectives de la féroce fermière ou du sinistre gang de mulots, mais de vous interroger sur l'étrange architecture narrative de la nouvelle, dont l'invraisemblance laisse supposer une sombre machination, et les motivations louches des différents personnages - notamment ceux qui se révèlent ne pas être ceux qu'ils prétendent.

 

Following the murder of a seemingly unsuspicious old woman, most of the action in Agatha Christie’s Three Blind Mice takes place in Monkswell Manor, a guesthouse that has just been inaugurated by a newlywed couple.  The setting is a classic one, an isolated location that is made further inaccessible by a conveniently timed blizzard. Despite some unsurprising ingredients in this popular recipe for murder mysteries, the short story is on the whole quite an enjoyable read. However, there is one central problem that does not escape the scrutiny of Intercripol, and potentially changes the plausibility of Christie’s plot. Lire la suite

 

Alors, que s'est-il vraiment passé  à Monskwell Manor ? L'enquête est ouverte.

 

Par Pryianka Bhatt

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